10 choses que j’ai apprises grâce aux vlogs en public

Ça fait un «ti-boutte» que je suis sur YouTube. Ma première chaîne a été lancée en 2012 avec un résultat plutôt douteux.

Mais cette phase awkward, similaire à l’adolescence boutonneuse, m’a permis de découvrir justement quel type de contenu je voulais faire.

YouTube, c’est très essai-erreur. Au début, c’est normal d’embarquer dans les tendances web, de faire un peu comme tout le monde et de ne pas être très original quand on ne connaît absolument rien à la conception vidéo. Éventuellement, on développe notre propre style.

On grandit. On apprend. On devient de plus en plus à l’aise devant la caméra et notre vraie personnalité devient notre force; la source de notre authenticité. Mais ce confort se développe, je crois. Du moins, c’est mon cas.

Dans mon évolution YouTube, j’ai frappé un nouveau milestone tout récemment: mon tout premier vlog seule en public. Ça l’air de rien, mais c’était un big deal pour moi.

Je ne juge pas les gens qui font des vlogs en public, au contraire: je les admire. Leur attitude «je m’en câlisse si on me regarde croche» est pour moi quelque chose que je veux apprivoiser.

La meilleure façon d’apprendre était de me lancer dans le vide. Je me suis levée un matin, j’ai pris mon cell avec une destination précise en tête et j’ai vloggé ma journée.

Voici 10 trucs que j’ai retenus de mon expérience.

 

1. Oui, le monde trouve ça weird.

Certaines personnes m’ont regardée croche. C’est normal. Je me suis sentie vulnérable par moments, mais ensuite pas mal empowered de faire ce que je voulais avec ma journée.

2. Mais ils passent à autre chose.

Occupés de continuer leurs fucking vies, les gens ont vite passé à autre chose. Un petit regard «Qu’est-ce qu’elle fait?» suivi de «Ah, c’est une millennial narcissique, elle fait juste vlogger. Moving on.»

3. Faut demander!

Pas tous les magasins, of course. Mais jamais je ne suis entrée dans une boutique avec la caméra allumée. Avant de prendre des photos ou de filmer, j’ai demandé permission. J’ai expliqué que c’était pour un vlog YouTube, que j’allais mentionner le nom de la boutique. Pas de problème.

4. Wait, sauf l’épicerie

J’ai pas demandé la permission pour filmer dans l’épicerie. J’pense pas que c’est si grave quand on filme une orange au lieu d’une marque.

5. C’était un bon exercice créatif

Non, je ne regardais pas avec les yeux rivés sur l’écran. Pour une fois, justement, je marchais en regardant partout autour de moi pour trouver de belles choses à filmer. Des trucs anodins que je ne remarquerais pas normalement. Des pieds qui traversent la rue. Ce fut un exercice artistiquement vraiment motivant.

6. C’est épuisant

Une fois rendue à la maison, j’ai pris une longue pause. Je n’avais plus le goût de raconter ma journée, alors j’ai tout simplement arrêté de filmer sachant que j’allais faire un petit mot de la fin plus tard. Déjà dans mon premier vlog, j’avais compris ce que je voulais filmer et ce que je ne voulais pas filmer. Pas pire!

7. Attention aux gens

C’est difficile quand on vlog de ne pas filmer, par accident, les gens près de nous. Je crois qu’il faut faire SUPER attention avec ça, surtout dans les grandes villes. Je regarde beaucoup de vlogs filmés à Tokyo où il y a vraiment plus de piétons, et je me sens souvent mal de voir une petite madame qui ne veut clairement pas être dans l’arrière-plan d’une vidéo qui va atteindre 600 000 views.

Évidemment, dans un événement ouvert au public, vous faites ce que vous voulez, pas mal.

8. Le montage est vraiment plus stimulant

Au lieu de faire mes coupures et ajouter quelques memes comme mes vidéos principales, l’approche pour un vlog est totalement différente. Je veux raconter une histoire, que les images se suivent bien, qu’on y voit plus d’effets dans les transitions, qu’il y ait de la texture, de la bonne musique qui ne fait pas que jouer dans le background, je veux des belles prises de vues…Ouais, c’est vraiment plus cool! Je m’y attendais pas vraiment.

9. Ma communauté a aimé ça

J’ai reçu vraiment du bon feedback sur mon tout premier vlog. Mes abonnés ont dû savoir que j’avais peur, étant agoraphobe en plus. Mais quelques amis, qui ne sont pas nécessairement des adeptes de YouTube, ont trouvé ça weird, plate et juste «meh». Genre, «Pourquoi t’es tu filmée dans China Town à Montréal?». Je me poserais la même question dans le bon vieux temps, mais maintenant je comprends mieux depuis que je regarde des vlogs.

10. Moi aussi, j’ai aimé ça.

Je ne pensais jamais aimer ça, vlogger en public. Là, je regarde partout autour de moi et j’ai le goût de prendre de belles images partout où je suis. Même si je ne filme pas, je regarde plus autour de moi. C’est nouveau, ça. Et ça me fait vraiment du bien.

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kazzie
Kazzie est une petite tannante des nouveaux médias. Diplômée en graphisme & conception web, c’est en travaillant sur le web qu’elle a pu se démarquer en tant que geek passionnée de tout ce qui est 2.0. Elle est la fondatrice de Robot Sucré